Imprimer

La banque biologique

La biochimie et la biologie moléculaire ouvrent sans cesse de nouvelles voies de recherche. C'est pour compléter les données épidémiologiques, recueillies par auto-questionnaires, par des données biologiques, qu'a été constituée la banque biologique ou biothèque E3N. 

La biothèque est constituée de 25 000 prélèvements sanguins et de 47 000 prélèvements salivaires.

La possibilité d'étudier des marqueurs biologiques au niveau individuel devrait permettre de mettre en évidence des liens entre certains marqueurs biologiques et la survenue de cancers et donc d'identifier des facteurs de risque.

1. 25 000 prélèvements sanguins

Carte prelevements sanguinsAvant même qu'ait pu être envisagée la mise en œuvre de prélèvements sanguins, de nombreuses démarches et l'obtention de multiples autorisations ont été nécessaires. En effet, la sécurité et le respect des libertés des participantes ainsi que les impératifs scientifiques exigent des garanties absolues. L'organisation matérielle indispensable à l'accueil et aux prises de sang, ainsi que la logistique de conditionnement des prélèvements, de leur transport et de leur stockage ont nécessité de lents et rigoureux préparatifs. Ces préalables, puis l'envoi de nos invitations à participer et enfin, la collecte en elle-même ont demandé quatre ans et demi.

L'impossibilité matérielle d'ouvrir un centre de prélèvement par département métropolitain a conduit à sélectionner les départements sur des critères d'importance de l'effectif initial et de facilité d'organisation. Au total, 68 000 femmes réparties dans 39 départements ont été invitées à participer. 25 000 prélèvements ont été réalisés, ce qui correspond à un taux de participation de 37 %.

Le prélèvement effectué sur les volontaires a été fractionné en différents constituants sanguins. Les fractions sanguines (sérum, plasma, couche leuco-plaquettaire et globules rouges) ont été conditionnées en paillettes de 500 µl (28 paillettes pour chaque sujet) et stockées en azote liquide en deux lots identiques dans deux banques différentes.

Les premières recherches visent à analyser différents marqueurs dans les domaines nutritionnel, hormonal et génétique. Le protocole initial, déposé en 1995, prévoit des dosages portant sur les hormones liées à la reproduction, les marqueurs de l'alimentation (acides gras, vitamines, marqueurs du statut pro-oxydant...) ainsi qu'une étude des marqueurs de l'ADN et de ses dérivés.  

2. 47 000 prélèvements salivaires

Salive

 

Le prélèvement salivaire étant bien moins contraignant à effectuer qu'une prise de sang, les volontaires étaient plus nombreuses à y participer. Elles sont 47 000 à avoir craché dans un kit salivaire.

Un test préliminaire a permis de vérifier la possibilité d'identifier le génotype ADN à partir de salive. Ces échantillons de salive permettront donc d'identifier les marqueurs ADN des participantes.