Vitamine D et cancer du côlon

Des taux suffisants de vitamine D et de calcium réduisent le risque de cancer du côlon. L'étude EPIC rassemblant 500 000 hommes et femmes en Europe le démontre.

Une étude EPIC

La recherche épidémiologique a déjà montré une corrélation entre régime alimentaire et cancer colorectal. On en sait aujourd'hui un peu plus, grâce à de nouvelles observations ciblées sur la vitamine D. En effet, l'étude européenne EPIC, dont la cohorte E3N est la partie française, a recherché si le taux sanguin de vitamine D était associé au risque de cancer colorectal. Parmi les participants des 10 pays, 1 248, qui avaient fourni un prélèvement de sang, ont ultérieurement développé la maladie.

Les chercheurs ont trouvé dans cette étude que chez ceux ayant un taux sanguin de vitamine D supérieur à 40 ng/mL (100 nmol/L), le risque de cancer colorectal était diminué de 40 % comparé à ceux ayant un taux inférieur à 10 ng/mL (25 nmol/L). Hommes et femmes présentaient des résultats similaires. L'association était mise en évidence pour le cancer du côlon mais non du rectum.

L'exposition au soleil doit rester modérée

Les chercheurs ne se sont pas limités à mesurer le taux de vitamine D dans le sang. Ils ont également mesuré d'autres substances et ont montré que le calcium alimentaire, dont le métabolisme est étroitement lié à la vitamine D, était aussi lié à une diminution du risque de cancer colorectal. Des résultats globalement en accord avec d'autres grandes études menées aux Etats-Unis et au Japon.

Que conseiller ? L'exposition au soleil pour augmenter la synthèse de vitamine D peut être recommandée seulement si elle reste modérée (compte tenu de l'effet néfaste du soleil sur la peau). Il est également important de rappeler que le meilleur moyen de réduire le risque de cancer colorectal reste le maintien d'un poids raisonnable, l'activité physique, l'arrêt de la cigarette ou encore la réduction de la consommation d'alcool et de viande rouge.