L'activité physique diminue le risque de cancer du sein

D'après la littérature épidémiologique sur le sujet, la relation inverse entre activité physique et risque de cancer du sein peut être considérée comme établie. Cependant, il reste toujours à déterminer l'intensité, la fréquence, le type d'activité et les périodes de la vie pendant lesquelles l'activité physique confère une protection optimale.

Activite physiqueDonnées E3N

Le lien entre des niveaux habituels d'activité physique et l'incidence de cancer du sein a été examiné chez 90 509 femmes de la cohorte E3N entre 1990 et 2002. Nous avons questionné les femmes E3N sur leurs activités physiques : la distance quotidienne parcourue à pied, le nombre d'étages montés, le nombre d'heures consacrées à des sports pratiqués de façon intensive et/ou modérée, à une activité de loisir vigoureuse (bêcher, sarcler...) et/ou modérée, à un grand ou léger ménage, etc.

Résultats

Une diminution linéaire du risque de cancer du sein a été observée avec des quantités croissantes d'activités de loisir, diminution d'autant plus importante que l'activité est vigoureuse.

Comparées aux femmes n'ayant pas d'activité physique, celles pratiquant une activité vigoureuse plus de cinq heures par semaine ont un risque relatif de 0,62. En revanche, lorsque l'activité physique est modérée, le risque de cancer du sein diminue plus faiblement ; en effet, pratiquer cinq heures ou plus d'activité physique modérée ne conduit qu'à un risque relatif de 0,89.

Cette baisse du risque associée à une activité physique vigoureuse croissante est également présente chez les femmes qui sont par ailleurs "à risque de cancer du sein", c'est-à-dire, celles ayant un antécédent familial de cancer du sein, celles qui ont un Indice de Masse Corporelle (IMC) élevé après la ménopause, celles qui utilisent des Traitements Hormonaux de la Ménopause (THM) après la ménopause et chez les femmes nullipares.

D'autres études sont à présent nécessaires pour vérifier l'hypothèse que l'intensité est le paramètre important dans la réduction du risque et pour identifier les mécanismes biologiques impliqués.

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