Cancer du sein : un sur deux serait évitable après la ménopause

Février 2016

Cancer-sein-Fournier

Une étude E3N publiée dans l’International Journal of Cancer suggère qu’après la ménopause, plus de la moitié des cancers du sein seraient attribuables à des facteurs comportementaux, et seraient donc évitables.
Manger sainement et équilibré, se limiter à un verre d'alcool par jour, surveiller son poids (IMC inférieur ou égal 25kg/m²) réduirait le risque de développer un cancer du sein de 53,5 % après la ménopause.

L’équipe E3N a travaillé à partir des données de plus de 67 000 femmes âgées de 42 à 72 ans. Au cours des 15 ans de suivi, 497 femmes ont souffert d’un cancer du sein avant la ménopause, et plus de 3 000 après la ménopause.

« Avant la ménopause, les cancers du sein sont pour 61,2 % attribuables à des facteurs de risque non-comportementaux et seulement 39,9 % au comportement », explique Françoise Clavel-Chapelon, par contre, « après la ménopause, plus de la moitié des cas de cancer auraient pu être évités avec un comportement adapté. »

Une proportion importante de cancers diagnostiqués après la ménopause pourrait être évitée grâce à la modification de comportements à risque : améliorer son alimentation, réduire sa consommation d’alcool ou éviter d’être en surpoids. Limiter l’utilisation des traitements hormonaux de la ménopause, notamment ceux qui contiennent des progestatifs de synthèse permettrait d’éviter près de 15 % des cancers du sein.

Pour en savoir plus :

La brève de l’Inserm : http://presse.inserm.fr/cancer-du-sein-quelle-est-la-part-des-facteurs-comportementaux/22278/

Le communiqué de presse : icone pdf

L’article scientifique : icone pdf